Le groupe Augustana,
c'est d'abord la voix touchante de son charismatique
chanteur. Dan Layus possède un timbre de voix légèrement éraillé et
délivre un
chant tantôt fragile tantôt énergique. En plus de
l'interprétation, Dan se défend bien en composition,
avec quelques jolies mélodies et des souvent paroles bien écrites.
On ne peut pas en dire autant de la production, qui
se révèle décevante; Brendan O'Brien n'ayant réussi, ni à restituer toute la spontanéité de leur album
indépendant, ni à capturer toute l'émotion des
prestations live. Il suffit d'écouter l'ancienne version de
Boston ou une version live pour mieux comprendre.
Où est donc passé le piano derrière la batterie ? On peut
également regretter l'absence des excellents
Lullaby et Angel sur
ce premier major album.
Ces quelques reproches mentionnés, cet album ne manque
pas de qualités et offre quelques très très bons moments de
musique. A commencer
par le premier single
Stars & Boulevards, passé relativement
inaperçu malgré des refrains intenses, une mélodie
entêtante et un chant superbe. Il faudra attendre la
sortie du 2ème single, avec l'énormissime ballade
Boston, pour que le groupe passe enfin sur les
radios US et que leur notoriété décolle. Il faut
dire que cette ballade est unique avec une structure
originale, une mélodie superbe et surtout cette
énergie énorme insufflée par Dan. Nul doute que cette chanson deviendra un
hit puis un
classique.
Cet album recèle d'autres hits radio potentiels à
l'instar de la ballade Wasteland, avec une
mélodie entraînante et une nouvelle fois ce chant
généreux. Le vitaminé Feel Fine
également,
avec un son plus rock et plus électrique que le
reste de l'album. La ballade douce Sunday Best,
très appréciée des fans du groupe, pourrait
également devenir le 3ème single. Les autres titres
sans être ratés n'offrent pas de mélodies
aussi mémorables, malgré des arrangements souvent
assez réussis comme sur Lonely People, les
solos sur Mayfield et Bullets, ou
encore la rythmique avec une sonorité de batterie
rappelant Billie Jean de Mickael Jackson
sur Hotel Roosevelt. Citons enfin la jolie
acoustique Coffee and Cigarettes qui conclu
habilement cet album.
Au final, l'impression laissée par cet album est
mitigé. A la fois séduit par cette voix, cette
sonorité et ces quelques inspirations géniales de
Dan Layus, mais également déçu par ces titres qui
bénéficient de solides arrangements mais qui ont
néanmoins du mal à faire oublier des refrains légers
malgré des couplets mélodieux. |
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