|
Ce jeune groupe indépendant, né dans le Wisconsin à
l'automne 2006, voit sa carrière prendre un tournant lorsque le
quatuor rencontre Scott Austin, producteur et ex-A&R de Maverick
Records. Ceux-ci décident alors de collaborer et
enregistrent ce premier album, qui devait à l'origine ne contenir
que 6 titres, et qui en compte finalement 9 sur les conseils de
Scott Austin.
Séduit par le résultat, ce dernier décide de devenir le manager du groupe. |
|
L'attraction de ce
groupe réside d'abord dans la voix de son chanteur,
John Paul Roney. Non pas que le reste ne soit pas digne d'intérêt, loin de là même, mais
chaque fois que sa voix se met à raisonner, l'effet
est toujours le même, avec un timbre de voix captivant qui
absorbe l'attention, et cela se reproduit tout
au long des 9 titres qui composent cet album. Au
niveau musical, on ressent fortement l'influence de
groupes comme The Fray, Coldplay,
Snow Patrol ou du chanteur David Gray que
le groupe cite d'ailleurs comme références. We The
Living délivre ainsi une pop soignée, tantôt
rythmée, tantôt douce, qui cherche toujours l'émotion
de l'auditeur en y parvenant le plus souvent.
L'album démarre par Typical et son intro long
et mystérieuse qui laisse ensuite place au chant de
Roney. L'effet est réussi, tout comme le titre dans
son ensemble, avec une rythmique efficace, qui
permet d'entrevoir la palette vocale de Roney. Sans
être aussi convaincant, Saint Paul se révèle
finalement assez réussi grâce à une mélodie
efficace. On en prend plein les oreilles avec le
morceau suivant, Half The Girl,
et sa puissante intro qui donne immédiatement envie
de monter le volume. La suite n'est pas mal non
plus, avec un refrain entêtant - bien qu'un peu
répétitif - habilement contrasté par un pont calme. On repart
ensuite sur une ballade au piano très réussie, London Rain,
où l'on peut
particulièrement apprécier les modulations de voix
de Roney. On sent qu'il prend plaisir à chanter.
Passé le moins accrocheur mais néanmoins solide Atlantic,
l'album repart fort avec Best Laid Plans, où
le subtil duo batterie - voix fonctionne à merveille,
et 75 and 17, qui constitue le morceau le
plus pêchu de cet album : une batterie avec une
sonorité sourde qui imprime une rythmique entêtante,
de superbes inflexions vocales et une mélodie
efficace, font de ce morceau, une belle réussite.
Dans un registre radicalement différent, Barometers
est une ballade pleine d'émotions, grâce à sa mélodie poignante
et un final de toute beauté. Le
final de la mélancolique ballade History n'est
pas mal non plus, avec une belle intensité qui vient
conclure cet album de belle manière.
Hormis un manque d'originalité et une certaine
linéarité du style à l'image du premier album du
groupe The Fray, ainsi qu'un album un peu court, on
ne pourra pas reprocher grand chose à ce groupe.
Tout y est : la voix, les arrangements, le rythme,
et le plus important l'émotion. |
|