|
Comme l'explique le chanteur, l'implication et
l'apport du
producteur Arnold Lanni a été très importante. La
production est effectivement
remarquable. Celui-ci a commencé par corriger le principal défaut du
premier album, où l'on peinait à entendre la voix
légère de Goran Kralj. Désormais les guitares se
font plus
discrètes pour laisser s'exprimer sa voix et la
batterie dont la sonorité sourde sur plusieurs
titres fait merveille. Le rythme de l'album est lent et l'ambiance
définitivement mélancolique, comme le morceau au
piano Ashes ou les ballades pleine
d'intensité
Happily ever after, Dumb et Mistake.
Heureusement la présence de titres plus rythmés comme
Dead & gone, Surrounded et les deux
singles Last goodbye et Give back yourself
redonnent du souffle à l'album.
L'aspect mélodique est sans doute l'un des points forts
si ce n'est le point fort de cet album. Celui-ci est
rempli de mélodies fines et entêtantes à l'image des
deux singles Last Goodbye et Give back
yourself. La sorte de double mélodie de la
ballade
Surrounded est également très inspirée, de même
que les mélodies fines de Happily ever after, Dumb
et celle émouvante de la ballade au piano Ashes.
La mélodie entêtante du plus rythmé Dead & gone
est aussi une grande réussite.
La voix douce et aigu de Goran Kralj est un plaisir
à écouter d'autant qu'il chante admirablement bien.
Modulation de voix, montée dans les aigu tout est
parfait et surtout naturel. Son chant à la fois
mélancolique et mélodieux est superbe. Signalons les backing vocals
de Rob Thomas sur Give back yourself. Ce
dernier a voulu participer à cette chanson après
l'avoir entendu quand le groupe faisait les
premières parties de Matchbox 20.
L'écriture de cet album a été marquée par une série
d'évènements dramatiques à la fois professionnels et
personnels. Plusieurs titres comme le single Last Goodbye et
Lake 17 exprime la
peine du chanteur après
son divorce. Le titre Give back yourself
évoque une
amie proche du groupe qui est décédée dans un
accident de voiture.
Mise à part une certaine uniformité des ballades
lentes, The Gufs signe ici un superbe album. Tou y
est, de belles mélodies, une instrumentation
incisive et un chant émouvant. Les amateurs de pop
rock devraient apprécier. |