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La
production, oeuvre de Matt Serletic (Matchbox 20)
est pleine d'énergie et de fraîcheur à l'image du
rythme endiablé, des riffs et des distorsions de
voix sur le premier single My goddess. Pas
très recherché mais terriblement efficace. L'album
ne faiblit avec l'intro sur vitaminé de Can't
relate qui réveillerait Doc Genyco. Le titre
suivant, Kickout est plus lent, mais le loop
entêtant de clavier ainsi que le petit solo de
guitare vers la fin, en font l'un des titres les
plus réussis de l'album. Dans le même esprit,
Without séduit par le contraste entre couplets
agressifs et refrains lisses. Avec une
structure originale, un superbe solo de violons avec
une sonorité Beatlesque, The Exies tient avec la
ballade Creeper Kamikaze son chef
d'oeuvre. Les deux très bons
acoustiques Genius et Irreversible démontrent toute la versatilité de ce groupe dont le
souci de ne pas se répeter est évident. Parfois basiques,
parfois plus fines, les mélodies de cet album ont
toutes pour point commun d'être infectieuses. Ainsi que
celles entraînantes des titres rocks, My
goddess, Calm & collapsed, Can't
relate ou celles plus fines des ballades
Kickout, Irreversible, Creeper
Kamikaze, Inertia, c'est toujours très
plaisant à écouter et même entêtant par moment. Au
niveau mélodique, c'est encore la ballade Creeper
Kamikaze qui se détache avec une mélodie très
originales.
Scott Stevens rappelle à plus
d'un titre John Rzeznik, chanteur des Goo Goo Dolls. D'abord
par son physique et sa coiffure, mais surtout par
sa voix très proche, même si Scott Stevens a un timbre plus
cassé à l'image d'un Brian Adams. C'est d'ailleurs
cette voix un peu rugueuse qui donne du relief au son du groupe. Son chant passionné
s'exprime à merveille sur les morceaux rock (Can't
relate ou Kickout), comme sur les
ballades (Irreversible, Creeper Kamikaze).
Dans le genre power rock
(pour faire simple), The Exies délivre ici un premier album
convaincant, à la fois énergique et
apaisant, novateur et
rétro. Le principal défaut de cet album réside
finalement dans
sa durée, seulement 35 min. Mais est-ce la quantité
qui fait la qualité ? |