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Quatre ans presque jour pour jour après la sortie de Gutterflower, le trio de Buffalo revient avec un nouvel
album.
Le groupe a pour l'occasion délaissé son producteur fétiche, Rob Cavallo, pour travailler avec Glen Ballard (Alanis
Morissette, Bliss 66). Malgré ce changement, la
sonorité de ce nouvel opus reste dans la lignée des
précédents, avec seulement un son plus posé. On retrouve ainsi tout ce qui fait la force d'un album des Goo Goo
Dolls, de l'instrumentation incisive aux mélodies en forme
d'hymne en passant par la voix intense de John Rzeznik. |
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Première
constatation : l'album ne contient que 11 pistes dont la reprise Give A Little Bit, soit seulement 10
nouveaux titres, ce qui donne la
sensation d’un album court d’autant que les titres
se ressemblent un peu, ce qui m'amène à la seconde
déception. Le groupe nous avaient habitués à des
albums bien équilibrés, alternant titres rock
énergiques et jolies ballades. Les
ballades sont ici majoritaires ce qui donne
l’impression d'un léger manque de rythme. Les
mauvaises langues diront que le groupe cherche à
réitérer le succès de ses précédents hits - presque
toutes des ballades - ou peut-être tout simplement
que le groupe mûrit et que sa musique s'adoucit.
Exit donc les titres énergiques à la All Eyes On Me, à l'exception de
Stay
With You, seul titre véritablement rythmé.
En dépit de ces défauts, Let Love In ne manque pas de qualités
parce que les Goo Goo Dolls restent les Goo Goo
Dolls, et que John Rzeznik ne semble rien avoir
perdu de son talent pour composer de solides
morceaux. Et comme à l'habitude chez ce groupe, la
production est énorme avec une sonorité de cristal,
une batterie incisive et de superbes arrangements, à
l'image du premier single, Better Days. Avec un
son qui va crescendo, passant d'une intro douce au
piano à un final puissant, cette ballade s'impose
comme l'un des plus belles chansons
du groupe. On retrouve également toute la fibre
mélodique de John Rzeznik sur les puissantes
ballades Let Love In et Without You Here,
qui ne révèlent tout leur potentiel qu'après
plusieurs écoutes. La mélodie de When You're Gone ne
manque pas non plus de charme malgré une ambiance
assez sombre sur les couplets.
Autre satisfaction, l'excellent 2ème single, Stay With
You, où l'on retrouve avec plaisir l'énergie et la sonorité de
l'album Dizzy Up The Girl. Un rythme effréné,
une mélodie accrocheuse et un superbe pont
enchaînant roulement de batterie et solo
instrumental, font d'ores et déjà de ce titre un
classique du groupe. Un autre titre qui a de fortes chances
de devenir un classique est Can't Let It Go
grâce à une rythmique entêtante et une mélodie qui
semble imparable. L'énergique Listen, oeuvre
du bassiste Takac, ne manque pas non plus de piment,
avec une sonorité qui rappelle l'album A Boy Named Goo.
L'album s'achève par le titre, Become, un
slow, assez différent du style habituel du groupe,
qui séduit par le chant sincère, presque ému de
John Rzeznik.
Un peu décevant de prime abord, lié à une surabondance de ballades, Let
Love In se révèle être au final un très bon
album après quelques écoutes, presque atmosphérique.
Les fans récents du groupe accrocs aux précédents
hits radios,
ne devraient pas être déçus, Pour les fans de la
première heure, c'est moins évident. |
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