|
Si la première écoute de certains titres (Higher,
Deeper et Falling down) donnent une (fausse)
impression d'instrumentation basique, celle-ci
apparaît en réalité assez consistante après un temps
de familiarisation, même si on atteint pas le niveau
de Greenwheel. Mais Dexter Freebish compense par une
instrumentation pleine de fraîcheur et d'harmonieus.
Impressions confirmées par la qualité de la
production sur les deux singles Leaving town
et My Madonna, la ballade Wonderland
et le slow Tomorrow. Le groupe a réussi
quelques trucs sympas sur cet album à commencer par
la rythmique et la
coupure sur Leaving town, la sonorité des
guitares et le solo sur My madonna, mais
aussi le couple
batterie et riffs de guitare de Falling down,
les refrains lents et saturés de Higher ou
encore le rythme et le solo de Deeper. Les mélodies sont plus ou moins recherchées selon
les morceaux mais se révèlent presque toutes très
accrocheuses à commencer
par la mélodie du premier single Leaving town
qu'il est difficile de se sortir de la tête. Toujours dans le registre des
mélodies inspirées, celles de Wonderland,
Higher, Tomorrow, et What do you see
sont très réussies. Bien que plus pop, les mélodies
de Deeper, Falling down,
My madonna ou A life of saturdays sont
entraînantes et surtout très efficaces.
La voix du chanteur Kyle est assez commune et ne
permet donc pas forcément de distinguer Dexter
Freebish de dizaines d'autres groupes. Malgré ça,
Kyle chante plus qu'honorablement et notamment
lorsqu'il monte les aigus comme lors des refrains de
What do you see ou lorsqu'il chante d'une
façon posée sur Tomorrow. Bref rien de renversant, mais une
prestation très solide.
A life of Saturdays n'est sans doute pas l'album
de l'année, mais n'en demeure pas moins un album très plaisant à écouter. On s'attache assez vite
à cette musique mélodieuse, pleine d'énergie et de fraîcheur.
Seule déception, l'éviction du très bon Last Christmas,
qui bénéficie d'une
mélodie entêtante et d'un chant supérieur à la
moyenne de cet album.
|