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Lifehouse certainement
refroidi par l'accueil mitigé de son dernier album,
n'a semble t-il pris aucun risque sur ce nouvel
opus. Le son un peu expérimental développé sur Stanley
Climbfall laisse place à un son plus
conventionnel,
avec une
instrumentation épurée et des mélodies plus
évidentes. Malgré ces efforts, on peine à retrouver
l'énergie d’un Spin, la fluidité d'un Sick
Cycle Carousel ou la puissance d’un Take Me
Away. La faute à une production sans génie
signée John Alegia (John Mayer, Jason
Mraz) qui étouffe les guitares et la batterie.
Pourquoi ne pas avoir reconduit Ron Aniello,
excellent producteur des 2 premiers albums ?
Malgré cette production décevante, cet album contient
de très bonnes choses
parce que Jason Wade reste Jason Wade,
et que celui ci n’a rien perdu de son talent de
compositeur tout en ayant progresser vocalement, montrant un chant
plein de sensibilité à l'image de la ballade You & Me.
Ce chant servi par une jolie mélodie, en font l'un des plus beaux slow de l'année. Le deuxième single Blind
apparaît également comme une réussite
mélodique, bien mis en valeur par la montée dans les
aigus lors des
refrains. Même chose pour la ballade Coming Back Down
où Jason semble mettre tout son cœur lors des refrains
et du pont en a capella. Better
Luck Next Time possède une bonne rythmique et
une mélodie efficace qui rend cette ballade vite
entêtante. Avec l’excellent We’ll
never know et le solide Days Go By, le
groupe revient dans un registre plus rythmé où l’on
retrouve cette énergie qui faisait la force des 2
premiers albums, même si
on aurait préféré réentendre rugir les guitares.
Pour le reste, Lifehouse semble s’engluer dans
des ballades, qui sans être mauvaises, manquent
de relief à l’image de All In All
et sa production amorphe - mais où sont
les guitares électriques ? - ou des 2 derniers
titres
franchement insipides
Chapter One et The End Has Just Begun. A côté de ça, le groupe
est capable de jolies ballades comme Walking Away et surtout
Midnight in Philadelphia que le groupe a choisi
de ne pas faire figurer sur l'album, tout comme la
ballade énergique Today, présente en
bonus sur la version UK. Le groupe s'est
malheureusement fait une spécialité "d'éjecter" de
ses albums quelques unes de ses meilleures
compositions et cet album ne
déroge pas à la règle.
Au final les impressions sont
mitigées. Si certains titres sont bons, justifiant à eux seuls
l'achat de ce cd, l'album souffre d'une
production fade et sans
panache qui donnent l'impression d'un son linéaire
voire mou par moment. En voulant trop bien faire, Lifehouse
a semble t-il perdu de sa spontanéité. |