|
Une instrumentation pop est souvent synonyme
d'instrumentation assez basique. Ce n'est pas le cas
pour ce premier album de Stroke 9, où la production bien
qu'assez pop apparaît
élaborée et même très inspirée par moment, à l'image
du premier single Little black backpack et
son crescendo rythmique juste avant les refrains ou
son solo suivi d'une pause à la basse. La rythmique
et les riffs de Washin' + wondering rendent
aussi très bien de même que le travail à la guitare
sur Make it last ou plus simplement la sonorités des guitares
sur Are you in this et One time. Down et
Tear me in two constitue sans doute les plus
belles réussites de cet album La
structure progressive de Down est superbe
tout comme l'ambiance particulière de Tear me in
two grâce à une instrumentation originale.
Pas forcément très apparentes au début, les mélodies de
cet album resterons ensuite collées dans la tête comme
un chewing-gum à votre chaussure à l'image de
l'entêtante mélodie pop du premier single Little
black backpack. Même chose pour les titres
Make it last, Washin' and wondering,
City life ou le 2ème single Letters.
La mélodie plus complexe et puissante de Tear me
in two est aussi à écouter absolument tout comme
celle très prenante de Down.
La voix de Luke Esterkyn n'a rien de renversant,
mais il chante plutôt bien, ne montrant pas de
difficulté à passer des graves aux aigus. Mais
malheureusement son chant semble manquer de
conviction et de passion. Il donne la désagréable
impression de se contenter de bien chanter sans
essayer d'insufler de l'émotion et de la passion à
ce qu'il raconte à quelques exceptions près, Tear
me in two et Down notamment.
Mis à part un son qui manque de chaleur à cause d'une
basse trop discrète, pas grand
chose à reprocher à ce très bon album de power pop.
De bonnes mélodies et une instrumentation efficace,
tout y est pour passer un bon moment en écoutant cet album. |