Le son plus
expérimental de cet album s'explique à la fois par
les influences du groupe "Nous
écoutons Radiohead, Coldplay and Travis mais aussi
des groupes de Seattle (Nirvana, Pearl Jam,
Soundgarden) c'est donc un intéressant mélange de
son" mais également par une nouvelle méthode de
composition."Au lieu d'essayer
d'écrire, on laissaient une cassette, je marmonais
et Ron Aniello déchiffrait et écrivait, et
soudainement nous avions une chanson". On
retrouve effectivement ce mélange de sensibilité
anglaise, de guitares saturés façon grunge. Les fans
de rock anglais y trouveront leur compte, ce qui ne
sera pas forcément le cas des amateurs de rock
américain, plus habitués au son lisse que saturé.
Surtout les mélodies sont globalement moins
inspirées. Jason Wade n'ayant semble t-il pas réussi
à reproduire des mélodies du niveau du premier
album.
C'est le rock survitaminé de Spin qui ouvre
cet album et se distingue par une très bonne
rythmique, une jolie sonorité de batterie et des
guitares rugissantes. Dès le second titre Wash,
on entrevoit le style + expérimental développé sur
cet album, avec une rythmique et une structure un
peu déroutante. Dans le même genre, mais nettement
plus convaincant, il y a l'excellent Anchor
avec ses refrains intenses, lents et saturés, de
toute beauté. Toujours dans un registre original, la
ballade acoustique My Precious arrive aussi
en bonne place, sauvée par la performance vocale de
Jason Wade, suivi de Just Another Name dont
la fraîcheur et la rythmique compensent la
simplicité mélodique.
A côté de ce style original, on retrouve le son plus
traditionnel du premier album à commencer par la
superbe ballade Take Me Away, dont la version
album est cependant un peu décevante par rapport à
la version live initiale. L'intro et le solo de
guitare sont superbes. La jolie ballade Stanley
Climbfall qui brille par ses refrains où Jason
monte dans les aigus, rappelle un peu le titre
Breathing, de même que l'énergique Out Of
Breath apparaît comme un clone de leur hit
planétaire Hanging By A Moment. Au rayon de
satisfactions, on notera également les ballades sans
prétention, mais néanmoins sympathiques, Sky Is
Falling et Am I Ever Gonna Find Out.
L'album se conclu par une jolie ballade The
Beginning dont l'instrumentation va crescendo.
Enfin, fait habituel chez ce groupe, l'un des
meilleurs titres How Long n'a pas été retenu
pour figurer sur l'album.
Stanley Climbfall n'est pas un mauvais album en soi
- chaque titre ayant un petit quelque chose -
mais peine à convaincre, à l'exception de 3 ou 4
titres excellents. La faute à des mélodies moins
inspirées et une instrumentation souvent moins
incisive. Un album qui risque de décevoir un peu les
fans de la première heure. |
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