Ce qui incroyable
avec cet album, c'est qu'il n'a pas pris une ride en
10 ans grâce notamment à des mélodies intemporels et
une énergie phénoménale dégagée. Et encore ce n'est
rien par rapport aux prestations lives du groupe.
Une chanson comme White Discussion prend par
exemple une toute autre dimension en concert.
Throwing Copper est un pur album de rock
alternatif avec des morceaux possédant chacun leur
rythmique, leur style et leur personnalité propre.
Côté production, elle est signée Jerry Harrison et
ne déçoit pas tout au long des 13 morceaux de
l'album dont certains n'ont pas du être simple à
produire. La première partie de l'album
bénéficie d'une production classique et accrocheuse
avec 4 des 5 singles radios tandis que la seconde
propose une production plus audacieuse avec une
sonorité et des arrangements moins communs.
L'album démarre par le surprenant et au final peu
séduisant The Dam At Otter Creek, suivi par
le premier single de l'album Selling The Drama,
seul titre entendu sur les ondes française grâce à
un son radio friendly. Vient ensuite le bouillonnant
I Alone, 2ème single de l'album, avec des
couplets très calmes et des refrains mélodieux
énervés. A la piste 5, le single Lightning
Crashes constitue sans doute l'un des slows les
plus marquants de ces dernières années grâce à sa
structure crescendo et surtout cette émotion
dégagée. Il n'est d'ailleurs par rare d'entendre
encore ce morceaux aujourd'hui dans des séries ou
des films. L'énergique All Over You, avec des
couplets posés et des refrains énervés, rappelle
I Alone, mais avec un rythme plus péchue. Le
titre suivant Shit Towne, reste dans un
registre proche, mais avec un son plus puissant
grâce à une rythmique efficace, une mélodie
entêtante et un final très avec un solo de guitare..
L'album change ensuite complètement de registre avec
un son plus expérimental. Cela commence avec le très
sombre et calme Tbd qui se réveille
subitement avec un passage saturé à la guitare puis
se rendort. C'est ensuite la structure du morceau
Waitress qui surprend, sans réel refrain et avec
un final où l'on entend les sifflotements d'Ed
Kowalczyk. Vient ensuite l'un des morceaux les plus
puissants de cet album, Pillar Of Davidson,
avec une mélodie et des refrains superbes et un
final majestueux où sont superposés les voix d'Ed
Kowalczyk. L'album s'achève le single White,
Discussion, qui dégage une énergie phénoménale
grâce au chant d'Ed et à le très bon accompa-gnement
des guitaristes. Ce morceau ne révèle toute sa
puissance qu'après plusieurs écoutes.
Si tout n'est pas parfait avec 2 ou 3 titres sans intérêt,
le reste de l'album est de très haut niveau avec
tout ce qu'il faut d'énergie, d'émotions, de
mélodies entêtantes, sans oublier le chant puissant
d'Ed Kowalczyk. Cet album a inspiré de nombreux
artistes et en l'écoutant, on comprend mieux
pourquoi.
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