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La rendu de l'instrumentation est remarquable sur
cet album et c'est d'ailleurs ce qu'on remarque en
premier.
La production signée Glen Ballard, est remarquable,
pleine d'harmonie et d'intensité. Comme pour Nine Days, le clavier
semble apporter
un vrai plus au son Bliss 66 et notamment sur la
ballade Crazy world. Mais la complémentarité
et le talent des deux guitaristes semblent également
y être pour beaucoup dans l'excellent rendu de cet
album. La sonorité de Do it again ou le solo et les
riffs sur
Ain't this feeling sont par exemple superbes.
Le
mélange piano-violons sur Defense est très
inspiré également, de même que les refrains
colorés de If we could, l'ambiance pleine
d'intensité de Not quite paradise
ou le final de Sooner or later.
Bliss 66 se démarque de la production actuelle du
genre (power pop) en créant a crée des mélodies élaborées à l'image de la ballade Defense. Le plus
remarquable chez Bliss 66, c'est que les couplets
sont encore plus mélodieux que les refrains comme Do it again, Crazy world ou
Not quite
paradise. La mélodie basique mais infectieuse du
single Sooner or later est également une
grande réussite de
même que les mélodies entêtantes de
Ain't this feeling et If we could.
La voix de Cheyenne Goff est plaisante à écouter
d'autant qu'il chante très bien, avec force et
passion. Son timbre de voix relativement aigu est
harmonieux et laisse
bien transparaître ses émotions comme sur les
ballades Crazy world, Defense,
ou Not quite paradise. Peu de chanteur sont
capables d'infuser une telle passion. La conviction
qu'il l'anime sur le single Sooner or later
est également remarquable.
Bliss 66 offre un premier album très consistant,
mélodieux et bénéficiant d'une excellente
production. Les exigeants reprocheront un manque
d'originalité et de variété, mais mieux vaut faire
de la musique répétitive et de qualité plutôt
que l'inverse.
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