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Augustana est originaire de Los
Angeles ou plutôt de Greenville dans l'Illinois, le groupe
ayant choisi la Californie pour poursuivre sa carrière.
Choix judicieux puisque le quatuor y décroche peu de temps
après, un contrat avec Sony après quelques shows concluants à Los
Angeles et New York. Le son d'Augustana n'est pas sans
rappeler celui de Graham Colton, avec une pop mélodieuse,
mélange de douceur et d'énergie. Il s'agit d'ailleurs des
mêmes producteurs (Brendan O'Brien) et ingénieurs du son (Nick DiDia).
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Augustana,
c'est d'abord la voix touchante de son charismatique
chanteur. Dan Layus possède un timbre de voix légèrement éraillé et
délivre un
chant tantôt fragile tantôt énergique. Et comme la
composition suit l'interprétation, avec quelques
jolies mélodies et paroles bien écrites,
le résultat est concluant. On ne peut malheureu-sement
pas en dire autant de la production, qui
se révèle décevante, Brendan O'Brien n'ayant réussi, ni à restituer la spontanéité de leur album
indépendant, ni à capturer toute l'émotion de leur
prestations lives. Il suffit d'écouter l'ancienne version de
Boston ou un live sur YouTube pour
s'en convaincre.
Où est donc passé le piano derrière la batterie ? On peut
également regretter l'absence des excellents titres
Lullaby et Angel de leur album
indépendant de 2003 et non repris sur ce premier album
chez Sony. |
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Dan Layus voix, guitare & piano
Chris Sachtleben guitare, voix
John Vincent piano, clavier, voix
Jared Palomar basse & clavier
Justin South batterie |
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Ces quelques reproches
passés en revue, cet album ne manque
pas de qualités et offre de très bons moments de
musique. A commencer
par le premier single
Stars
& Boulevards, passé relativement inaperçu
malgré un refrain puissant à la guitare, un chant
poignant et une mélodie efficace. Il faudra attendre la
sortie du 2ème single, l'énormissime Boston, pour que la
notoriété du groupe décolle grâce à une bonne
rotation du titre sur les
radios US. Il faut
dire que cette ballade très mélodieuse se démarque
par la présence de piano, sa structure crescendo et
surtout cette énergie énorme insufflée par le chant
de Dan. Nul doute que cette chanson deviendra un
classique. En fait, elle l'est déjà.
Cet album recèle d'autres hits potentiels à
l'instar de la ballade Wasteland, avec sa
mélodie entraînante et le chant une nouvelle fois
plein de générosté. Le vitaminé Feel Fine
figure également en bonne place,
avec une sonorité plus rock et plus électrique que le
reste de l'album. La ballade douce Sunday Best,
très appréciée des fans du groupe, pourrait
également devenir un prochain single. Le reste de
l'album sans être raté, est plus commun. Les
mélodies manquent d'efficacité malgré des
arrangements souvent réussis comme sur Lonely People, les
solos sur Mayfield et Bullets, ou
encore la rythmique avec une sonorité de batterie
rappelant Billie Jean
sur Hotel Roosevelt. Cet album
s'achève par une jolie
acoustique avec Coffee and Cigarettes.
Le potentiel est évident, mais Augustana manque
encore de maturité. L'impression laissée par cet
album est au final mitigée. On est séduit par la
sonorité, la voix et les quelques inspirations géniales de
Dan Layus, mais également déçu par des chansons plus
quelconques qui manquent de refrains charismatiques.
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