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Ce premier album de Counting Crows a d'entrée
propulsé le groupe sur le devant de la scène. Vendu
à 8 millions d'exemplaires, il est devenu un album
de référence incontournable de la pop rock
US. Chaque nouvel opus du groupe n'échappe
d'ailleurs pas à la comparaison. Cet album n'a
jamais vraiment percé en France, à l'exception du
hit Mr Jones. Cela peut s'expliquer par le fait que
le succès de cet album s'explique d'abord par la qualité
des textes et la finesse des mélodies, et donc moins
adapté au format radio à l'exception du hit planétaire Mr Jones. |
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Counting Crows fait partie de cette
nouvelle génération du
début des années 90, oeuvrant dans l'électro-acoustique
avec une touche de folk, au même titre que REM, Train, Nine Days
ou Vertical Horizon du temps de leurs
premiers albums indépendants. Mais la particularité
des Counting Crows est de davantage ressembler à une
troupe qu'à un groupe, avec ses 6 voire 7 musiciens,
jouant chacun de plusieurs instruments. Ainsi les
guitares et la batterie sont accompagnés d'instruments
moins courants, tels que l'harmonica, la mandoline ou
encore le piano qui apporte de la fraîcheur et de la
profondeur à l'ensemble et confère au groupe, une
sonorité unique. Mais Counting Crows c'est aussi
l'extraordinaire talent et le charisme d'Adam Duritz,
considéré à juste titre comme l'un des meilleurs
songwriter (compositeur) et interprète (sur
scène) de sa génération. |
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Adam Duritz voix, piano
David Bryson guitare
Charles Gilligham piano
Matt Malley basse, guitare
David Immerglück guitare
Steve Bowman batterie |
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Le groupe est uniquement connu en France pour son
hit Mr Jones, premier single de l'album,
faisant passer Counting Crows pour un "one-hit
wonder". Et c'est bien dommage car cet album ne
manque pas de morceaux de qualité. A commencer par
le 2ème single et premier titre de l'album, Round
Here qui se distingue une jolie sonorité et une
interprétation vocale de qualité, chargée
d'émotions. Dans un registre un peu plus rythmé, on
citera A Murder Of One se démarque par un
refrain entêtant et un final où se démarque le chant
d'Adam Duritz . Ce titre est suivi de près par le
3ème single Rain King.
Le reste de l'album se situe dans un registre plus
calmes, avec de jolies ballades à l'image d'Anna
Begins et sa mélodie superbe aussi discrète
qu'efficace, avec inflexions vocales et notes de
piano.
Dans les mélodies fines et efficaces, citons
également Sullivan Street.
Mis à part un léger manque de rythme lié à un enchaînement de ballades lentes ainsi que de bonnes
mélodies qui auraient peut être méritées d'être
davantage mises en valeur, cet album ne vole pas sa
réputation et se révèle indispensable pour tout
amateur de folk rock américain. Un classique.
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