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Alors que Live nous avait habitué à innover à chaque
album, il semble que cette fois ci le groupe ait
décidé de faire marche arrière. Il est vrai que
l'originalité de leur album précédent n'avait pas
convaincu, la faute à une
instrumentation poppy et des paroles indignes de
LIVE. L'instrumentation de ce nouvel album le rapproche de The distance to here,
sorti en 1999,
mais avec plus de guitares et moins de sonorités
additionnelles. On retrouve surtout l'énergie de l'album
Throwing Copper, sorti 9 ans plus tôt et qui avait révélé le groupe. |
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Ce nouvel album bénéficie d'une solide
production signée Jim Wirt (Something Corporate,
Blink 182). Exit le son surproduit et poppy de l'album
précédent, juste la
sonorité des guitares que l'on peut notamment apprécier sur le single Heaven.
Live a repris ce qui avait fait le succès
de leurs albums précédents. Les arrangements sur les titres
Heaven et What are we fighting for
ne sont pas sans rappeller les
singles The
dolphin's cry et Run to the water de
l'album The Distance to here. Si le chant d'Ed Kowalczyk est toujours aussi
passionné, on ne retrouve pas la
plénitude qu'il avait atteint sur l'album
The distance to here. Difficile de dire
pourquoi, mais il semble que sa voix ait un peu
évolué (plus aigu) et le résultat est au final moins
convaincant. |
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Edward Kowalczyk voix, guitare
Chad Taylor guitare
Patrick Dahlheimer basse
Chad Gracey batterie |
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C'est le
premier single Heaven qui ouvre les
hostilités. Un rock pêchu avec des couplets calmes
et des refrains anthémique à la guitare, qui sonne comme un retour au
source, après un album à la sonorité très pop. D'une
façon générale, les amateurs de guitares puissantes ne devraient pas être
décus, à l'image des titres She,
Lighthouse et Rivertown.
En plus rythmé, The Sanctity Of
Dreams séduit par sa mélodie
entêtante. Pour contrebalancer cette puissance,
Birds Of Pray contient également son lot de
ballades dignes de ce nom, dans la lignée de Lightning crashes,
Turn My Head ou Overcome. Le single
Run Away tout d'abord, une ballade
acoustique en duo avec XXX , mais également Sweet Release
avec sa mélodie travaillée, en particulier sur les
couplets.
Mais c'est sans doute les deux
derniers titres qui ressortent comme les plus
réussis de cet album. L'entêtant Out Of Dry
tout d'abord grâce à une rythmique entraînante, une
mélodie affutée renforcée par les loops de guitare.
Le vibrant What Are We Fighting For
ensuite, avec le chant intense d'Ed Kowalczyk sur
des refrains lents, qui sonnent comme une question à
Bush au moment où tous les médias et tout le peuple
américain étaient pour l'intervention en Irak.
Avec 11 titres solides dont
quelques uns vraiment bons, on est pas loin
du meilleur album du groupe. Un album que le groupe
a sans doute voulu plus accessible que les précédents,
en choississant le producteur Jim Wirt, et qui
devraient ainsi toucher un public plus large que les fans du
groupe.
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